Un spa, c'est la promesse de passer moment convivial en famille, de soulager des douleurs articulaires ou de maintenir son entraînement de natation. Même en hiver, votre bassin rigide est taillé pour affronter les températures négatives.
Réglages de température selon vos usages, astuces anti-gaspillage d’énergie, entretien courant et protocole d’urgence en cas de panne ou de gel : découvrez tous nos conseils pour passer l’hiver au chaud en toute sérénité.
L’image d’un bain fumant au milieu d'un jardin enneigé fait rêver, mais elle suscite aussi de nombreuses interrogations. Faut-il laisser tourner le chauffage en permanence ? Comment protéger les canalisations quand le thermomètre passe sous zéro ? Et comment réagir si une coupure de courant survenait en plein mois de janvier ?
Là où un modèle gonflable sera replié et remisé pour l'hiver, un spa d’extérieur en acrylique bénéficie d'une isolation haute densité. Il est conçu pour fonctionner 365 jours par an, sans risque pour sa structure ni pour sa mécanique.
Pour profiter pleinement de votree installation en plein coeur de l'hiver sans faire exploser votre facture, il vous suffit de garder quelques gestes d'entretien régulier. Voici notre guide pratique pour régler, entretenir et protéger votre spa tout au long de la saison froide.
Hivernage ou maintien en service : que choisir ?
Vous comptez vous baigner pendant la saison froide ? Il n'y a aucune raison d'éteindre le bassin. Maintenez simplement vos cycles de filtration et de traitement habituels. L'hivernage ne s'impose que si le spa reste inutilisé sur une longue période.
Baignades régulières : gardez le spa en service avec les réglages classiques.
Absence de quelques semaines : optez pour un traitement longue durée et baissez la consigne de température de quelques degrés.
Inutilisation en climat doux : passez en hivernage actif. Réduisez la filtration à quelques heures par jour pour maintenir l'eau en mouvement.
Inutilisation en climat froid ou résidence secondaire : l'hivernage passif s'impose. Arrêtez l'installation, videz la cuve et purgez minutieusement les canalisations
Bien purger son spa
Attention : une purge incomplète laisse de l'eau stagnante qui casse les tuyaux en gelant. Pour plus de sécurité, confiez cette opération à un pisciniste dès l'automne.*
3 façons de profiter de son spa en hiver
Chaque type de bassin répond à des besoins précis, et l'hiver accentue souvent ces attentes. Voici nos recommandations selon la vocation de votre spa.
Spa Détente en hiver : convivalité et bien être
L'hiver nous pousse à nous enfermer. Le spa détente devient l'excuse idéale pour s'aérer et partager un moment chaleureux en famille ou en couple. Dans une eau à 38 °C, le froid extérieur s'efface totalement.
L'expérience : L'hydrothérapie dilate les vaisseaux sanguins et soulages les tensions musculaires accentuées par le froid Ajustez les jets (les Venturis) pour éviter un brassage d'air froid dans l'eau, qui pousserait votre réchauffeur à consommer davantage.
Le réglage : Si vous vous baignez souvent le soir, conservez une température constante. Les spas rigides modernes bénéficient d'une excellente isolation. Abaisser fortement la température en semaine créerait une surconsommation énergétique en forçant le réchauffeur à agir sur une eau refroidie.
Le spa « Thérapeutique » : pour soulager les maux de la saison froide
En hiver, Le froid, le vent et l'humidité réveillent souvent les douleurs articulaires et les tensions musculaires. Le spa et l'hydrothérapie offrent un soulagement ciblé et durable à ces douleurs.
L'expérience : Une immersion chaude, avec un réglage ciblé des jets sur les zones de tension (articulations, vertèbres, muscles). Gardez une posture relaxée et privilégiez des séances courtes, entre 20 et 30 minutes.
Le réglage : Utilisez les fonctions de programmation avancées de votre équipement. Planifiez les cycles de filtration pendant les heures les plus froides de la nuit. L'eau circulera en permanence, éliminant tout risque de prise au gel tout en préparant le bassin pour votre séance du matin.
Le spa de nage : maintenir son entraînement malgré le gel
Ne mettez pas votre routine sportive entre parenthèses pendant l'hiver. Le spa de nage associe un bassin de natation à contre-courant et un espace d'hydrothérapie pour la récupération. Des modèles rigides comme Nagea ou Aqualya permettent de maintenir une activité physique régulière toute l'année.
L'expérience : Réglez l'eau plus bas que sur un spa classique, idéalement entre 28 et 30 °C. C'est suffisant pour ne pas frissonner à l'immersion, sans risquer la surchauffe cardiaque pendant l'effort. Une fois la séance terminée, passez côté jets pour détendre les muscles sollicités.
Le réglage : Ajustez la température de consigne entre 28 °C et 30 °C. Cette plage évite la sensation de froid au départ tout en prévenant la surchauffe corporelle pendant l’effort cardiovasculaire. Après l'entraînement, basculez sur l'hydrothérapie pour soulager les groupes musculaires sollicités.
Température et facture d'électricité : les bons réflexes
Pour ne pas ressentir l'air froid pendant votre séance, immergez-vous jusqu'aux épaules. La règle d'or d'un spa rigide en hiver est simple : ne coupez jamais complètement le chauffage entre deux bains réguliers.
Si vous l'utilisez plusieurs fois par semaine, baissez la température de 2 à 3 degrés seulement après votre sortie. Si vos séances se limitent au week-end, abaissez la consigne vers 28 °C pendant la semaine.
Pourquoi éviter l'arrêt total ? Parce qu'une cuve refroidie demande une quantité d'énergie colossale au réchauffeur pour remonter à 38 °C. Les spas posés intègrent une isolation en mousse polyuréthane haute densité qui piège la chaleur. Le réchauffeur consomme moins à devoir maintenir la température de l'eau en tounant au ralenti qu'à réchauffer un bassin froid à plein régime.
L'option Pompe à Chaleur (PAC)
Pour réduire la consommation énergétique de votre spa en hiver en hiver, l'ajout d'une pompe à chaleur dédiée au spa est une solution très efficace. Une PAC inversée fonctionnant jusqu'à -15 °C prend le relais du réchauffeur électrique. Elle extrait les calories de l'air froid pour chauffer l'eau, avec un coefficient de performance plus important que celui du réchauffeur. C'est d'autant plus vrai si vous utilisez fréquemment votre spa.
Vrai ou faux ? « Plus il gèle dehors, plus il faut chauffer l'eau. »
Faux. Votre température corporelle reste la même toute l'année. Régler l'eau au-dessus de 40 °C est déconseillé et écourte la séance. Par grand froid, c'est simplement le système de chauffage qui travaille plus souvent pour maintenir la consigne fixée à 38 °C. Compenser la baisse de la température extérieure par une hausse de la température de l'eau augmente les risques de choc thermique.
L'entretien courant par temps froid
L'entretien chimique et mécanique du spa reste indispensable en hiver. Il demande même quelques précautions particulières
Durée de filtration : Une eau maintenue à 38 °C conserve le même besoin de purification qu'en été. Le temps de filtration doit atteindre 8 à 12 heures par jour pour éviter la prolifération de bactéries.
Équilibre de l'eau : Un contrôle hebdomadaire permet de maintenenir le pH entre 7,2 et 7,6. Un pH trop bas corrode les composants métalliques du spa. Un pH trop élevé rend le désinfectant (brome ou chlore) inopérant.
Entretien des cartouches : Le rinçage des filtres s'effectue à l'intérieur en période de gel. Nettoyer une cartouche en extérieur par températures négatives risque d'endommager la membrane par formation immédiate de gel.
Gestion de crise : prévenir le gel et réagir aux pannes
Un spa sous tension qui filtre et chauffe chaque jour ne craint pas le gel : le mouvement continu de l'eau chaude protège le circuit. Le vrai danger survient lorsqu'une coupure d'électricité ou une panne matérielle survient par grand froid.
Prévenir la formation de gel
Le mode hors-gel : Vérifiez qu'il est activé sur le clavier de commande. Si la température de l'eau baisse sous un seuil critique, la carte électronique force le démarrage des pompes pour brasser l'eau et enclencher le réchauffeur.
Alimentation électrique : Raccordez le bassin à une ligne dédiée avec disjoncteur 30mA. Une ligne partagée risque de disjoncter en cas de surtension, entraînant une coupure de chauffage pendant la nuit.
La vidange anticipée : Pour un spa, la vidange s'effectue à la fin de l'automne. Vider puis remplir une cuve par grand froid expose les tuyaux au gel le temps que l'eau atteigne sa température de consigne.
Coupure de courant ou panne par grand froid : comment réagir ?
En cas de coupure de courant par température négative, l'isolation de la cuve maintient la température de l'eau pendant 24 à 48 heures. Voici les démarches à suivre :
- Conservez le bassin fermé : Laissez la couverture thermique verrouillée afin de limiter les pertes de chaleur par évaporation et convection.
- N'utilisez aucun chauffage d'appoint : L'usage de radiateurs d'appoint à proximité des canalisations et des cartes électroniques présente un risque majeur de départ d'incendie et de déformation des pièces plastiques.
- Contrôlez la remise sous tension : Lorsque le courant est rétabli, vérifiez l'affichage du panneau de commande. Si un message d'erreur lié au débit d'eau apparaît, interrompez la remise en route.
- Inspectez l'installation après un arrêt prolongé : Si la coupure dépasse plusieurs jours sous 0°, retirez le panneau d'accès pour contrôler visuellement l'état des pompes et des canalisations. La dilatation de l'eau gelée peut fragiliser ou fissurer les raccords.
- Contactez un professionnel : Si une canalisation est prise par le gel ou si le système reste bloqué en sécurité, contactez votre installateur pour procéder au dégel sécurisé des composants.
La couverture thermique : votre bouclier anti-froid
Une couverture isotherme rigide est le principal obstacle entre l'eau de votre installation et l'air extérieur. Elle stoppe l'évaporation et retient la chaleur à la surface du bassin.
Avant l'arrivée du froid, vérifiez l'état des sangles de verrouillage et ajustez-les. Assurez-vous que les sangles plaquent parfaitement la couverture contre le rebord du spa. Ce verrouillage hermétique empêche l'air froid de s'infiltrer et conserve la chaleur entre vos séances.
Spa intérieur : maîtriser l'humidité
Si votre spa rigide se trouve dans une véranda ou une pièce dédiée, ce n'est plus le gel qui devient le principal ennemi de votre spa, mais la vapeur d'eau.
Une eau maintenue entre 35 °C et 38 °C génère une évaporation constante. En hiver, les vitres restent fermées et la vapeur se condense sur les parois froides. L'installation d'un déshumidificateur d'air est indispensable, tout comme une aération de quelques minutes après chaque bain pour éviter un ruissellement de vapeur d'eau et la formation de moisissures.
Pour préparer la saison froide ou faire réviser votre installation, les professionnels du réseau Daniel Moquet Signe vos Piscines vous accompagnent dans l'entretien et l'hivernage de votre équipement.
Oui, leur cuve acrylique et leur isolation thermique sont conçues pour résister au gel et chauffer par tous les temps.
Oui, l'écart de température entre l'eau et l'air extérieur sollicite davantage le chauffage, d'où l'intérêt d'une couverture rigide bien fermée.
Le principe reste le même, mais la température de l'eau se règle plus bas (28 à 30 °C) pour permettre l'effort sportif.